Le pigment outremer était autrefois plus précieux que l'or . Nous retraçons son parcours, du lapis-lazuli, une pierre précieuse rare, aux progrès réalisés par les chimistes pour créer un pigment synthétique essentiel, à travers le prisme du flacon conservé dans les archives Winsor & Newton .

Le prestige de l'Ultramarine

L'outremer illustre parfaitement les efforts des artistes pour trouver une couleur qui les passionne. Ce pigment était si prisé qu'il est devenu un symbole de statut social et de richesse. Les commanditaires d'œuvres d'art convenaient d'un budget séparé avec l'artiste pour l'outremer uniquement, afin de garantir son utilisation. Tous ces facteurs combinés rendaient autrefois ce pigment plus cher que l'or. Plongeons dans l'histoire du flacon d'outremer français conservé dans les archives Winsor & Newton.


Le pigment outremer est dérivé de la pierre précieuse lapis-lazuli , qui signifie « pierre bleue » en latin. Sa fabrication était longue et, malgré de grands efforts, ne permettait d'obtenir qu'une petite quantité de pigment.

La création de l'outremer synthétique français

Les chimistes et les fabricants de fournitures artistiques étaient sous pression pour proposer une version plus abordable. En 1826, le chimiste français Jean-Baptiste Guimet créa un pigment synthétique moins cher, à un prix bien inférieur. Baptisé outremer français , il était composé d'un mélange d'argile, de soude, de charbon de bois, de quartz et de soufre. Il fallait le chauffer, le broyer, le laver et le réchauffer pour le transformer du vert en son bleu intense emblématique.

Le flacon d'outremer français des archives Winsor & Newton est daté du 30 mai 1879. Turner aurait été le premier artiste à utiliser cette nouvelle couleur. Des artistes comme Van Gogh, Renoir et Manet ont tous privilégié ce nouveau pigment, car son prix abordable leur procurait une nouvelle liberté d'utilisation.

Héritage et impact sur l'art

Les grands artistes ont souvent encouragé les chimistes à innover avec de nouveaux pigments comme celui-ci pour enrichir leur palette. Le résultat était souvent une avancée en matière de couleur, car les pigments synthétiques résistent souvent à la décoloration et aux changements de couleur au fil du temps.


Il s’agit d’un exemple d’un nouveau pigment surpassant l’original, devenant le bleu de référence des palettes d’artistes à ce jour.

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